jeudi 28 mai 2015

Vos papiers !

Ça fait un bail que j'avais pas fait de photos (inutiles) sur un truc où il faut quand-même se faire accréditer. Je suis sur les Champs-Elysées, pour la présentation du "Plan de Sécurité d'été" sur les zones touristiques de paris. Un aréopage d'officiels titulaires de la légion d'honneur, entourés de micros et de caméras, se propulse au milieu d'une foule compacte de touristes. Lesquels n'ont de cesse de brandir leurs smartphones pour filmer et photographier ces gens qui manifestement sont très importants. 
"C'est qui qu'on me demande toutes les 3 mètres ?"
"Ben vous voyez pas ? C'est Rihanna" que je fais ...
Pendant, la conférence de presse, j'apprends que les vols à la tire ont baissé de 24% depuis le début de l'année. Je rigole. Le lendemain, le personnel de la Tour Eiffel est en grève, pour protester contre la présence permanente de 20 à 30 pickpockets dans le Tour. Il faut avoir fait la descente du Trocadéro vers la Tour Eiffel un jour de printemps ... Un vrai safari. Telles des volées de moineaux, des bandes organisées de voleurs s'agglutinent autour des touristes pour les dépouiller en toute quiétude. À la Concorde, les bagues en or se ramassent à la pelle dans les caniveaux à tous les coins de rue. À Montmartre, à Notre-Dame et aux Tuileries, les sourds-muets font signer leurs pétitions en récoltants des fonds pour des drôles d'associations. Je me demande si tous ces gens sont auto-entrepreneurs ? Faudrait pas qu'ils retirent le pain de la bouche des joueurs de bonneteau qui travaillent en bas de chez-moi quand même !

Frozen Piglet

mardi 5 mai 2015

Des fromages qui puent

Partout dans le monde, un certain nombre d'individus touchés par l'esprit sain se sentent investis d'une mission d'intérêt général. À la lumière de leur grandiose et beau projet, nous devrions tous avoir accès à la culture librement, sous l'égide de ces bénévoles détenteurs de la connaissance et disposés à nous l'offrir gracieusement. 
Il y a quelques mois, des sites d'infos ont fait la promotion éhontée d'une opération fromagère pourtant anecdotique, de documentation photographique montée par Wikimédia France et dénommé "Wikicheese". Depuis, on a plus jamais entendu parler de ce projet financé par un appel aux dons. J'en ai déjà parlé ici: Escherichia ColiSeulement moi, contrairement aux rédacteurs minables qui pullulent sur le net, j'ai continué à suivre "l'opération frometon" de Wikitruc (Cette mangeoire pour feignants de la connaissance où l'on trouve ce qu'on vient y chercher: un copié-collé libre d'accès, spécial connard). Premièrement parce que j'aime les fromages et secondement parce que tout ces mecs qui prétendent vouloir le bien de l'humanité me débectent. D'ailleurs ils puent du bec, parce qu'ils parlent trop et ils se retrouvent souvent avec du blanc aux coins de la bouche.
L'idée qui préside à ce truc, c'est de photographier les fromages de France comme sur un mauvais prospectus du Carrefour de Villeneuve-la-Garenne. Ceci pour établir des fiches et permettre aux gens de faire leurs courses chez leur fromager, qui lui est incapable de renseigner ses clients, puisque qu'il ne consulte pas Wikimédia. Ben ouais ! T'es con ou quoi ? Alors cette campagne qui vise à produire des images moins bien que les professionnels, mais à utilisation totalement gratuite, est financée par une collecte de crowdfunding close depuis le 1er janvier 2015, (KissKiss BankBank, 8% de commission), pour une somme de 7345 euros (soit l'équivalent de 470 kilos de Comté vieux AOC). Parmi les contributeurs, on remarque la présence du CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière), le lobby du lait pour 1 300 euros. 
Le pognon, parlons-en justement. En fait de gratuit, avec l'abattement fiscal de 66% sur les dons aux associations, cette opération va coûter cher à la collectivité. Heureusement, la République qui est bonne fille se rattrapera sur la TVA sur les fromages achetés, sur le matériel photo et les ouvrages luxueusement illustrés par des photographes professionnels. Ouvrages, achetés pour l'occasion, pour collecter toutes les informations qui se retrouveront sur Wikitruc. Merde alors ! ... Moi qui pensait que les bénévoles savaient tout déjà ... Ben non, c'est dans les livres qu'ils vont chercher leurs infos. Ben merde. Bon, mais le plus important. Où en sommes-nous aujourd'hui de cette magnifique opération totalement désintéressée, 4 mois après le bouclage du financement de 7345 euros ? Simple. 38 photos en ligne toutes identiques: Ici . Soit 2 heures de boulot et encore je suis gentil. Ah oui, mais elles sont gratuites et quand on aime le gratuit, on ne compte pas !

Frozen Piglet

Faut se faire à l'évidence, les gars. Partout la connerie gagne des parts de marché.




  







jeudi 9 avril 2015

Ennemi intime

Depuis le temps que le numérique existe, on peut très bien se passer des services d'un professionnel de l'image. Bien sûr ! Tout le monde le sait et ne se prive pas de le répéter ! C'est donc que cela doit être vrai ... Vox Populi et le bon sens réunis ne sauraient mentir ! Bon évidemment, l'ennui c'est que quand on ne sait pas se servir d'un appareil photo, numérique ou pas, on produit des trucs nuls, justes bons à finir écrasées dans un formatage bas niveau (à condition de s'y retrouver dans le menu de cet appareil de naze et de ce laptop de merde). Après ? Ben après entre 2 ratages, on a toujours le loisir de s'adresser à un mec comme-moi. Un prof ... Heu ! Un mec qui prend des photos mais mieux. Ceci à une condition, celle de ne rien payer. Ben ouais puisque tout le monde peut le faire. T'es con ou quoi ?

        "Bonjour monsieur,
lors de votre venu sur le XXXXXXXXXXXXX dans le cadre de la visite du XXXX du XXXXXXXXXXXX avec le journaliste XXXXXXXX vous avez pris une série de photos.
M. XXXX nous a transmis le projet d’article ainsi que des photos en version ‘’.pdf’’ (mais en tout petit format) ; aussi étant fortement intéressé pour avoir ces photos en qualité supérieure je me retourne vers vous pour savoir dans quelle mesure il était possible de récupérer ces dernières. Nous avons en effet peu de photos de XXXXXXX d’un tel professionnalisme".

Récupérer: Rentrer en possession de ce qui a été prêté, perdu etc. : Récupérer de la ferraille, Récupérer du matériel sur l'ennemi (Larousse)
Ma réponse: Cher monsieur, je suis ravi d'entendre que mon reportage vous plait. Vous pourrez tout à fait en disposer à votre guise, contre la modique somme de XXXXXXXX euros (je suis sympa, je ne parle même pas des droits et l'entreprise en question réalise un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros, presque autant que moi). 
FP


"Bonjour,
bien lu votre réponse.
Nous vous avouerons être relativement surpris de cette réponse. En effet nous ne nous attendions pas recevoir un devis (de cet ordre) en retour.
Vous comprendrez ainsi que nous ne pourrons pas donner de suite favorable en l’état actuel de votre proposition tarifaire. Nous regrettons fortement cela ; le XXXXXXXXX trouvait la série de photos intéressantes.
Cordialement"
Juste derrière et bien entendu, ton interlocuteur déçu, n'écoutant que son courage, appelle ton rédacteur-en-chef dans ton dos, pour te casser. Elle est pas belle la vie ? Hein petit bijou ! Alors ? Tu veux toujours être photographe pauvre con ?

Frozen Piglet


vendredi 3 avril 2015

Studio


Estudio fotográfico criativo
Fotógrafo com tempo livre no estúdio que tal fazer um destes?Olha só o que estes canadenses da 2D House fizeram. INCRÍVEL!(aviso que tem uma parte com um martelo e uma objetiva...Doi o coração.)Clique no Botão HD para ver com melhor resoluçãoDa um curti no trabalho dos caras la! >>>> FB.com/2dhouseE se quiserem ver mais Rubes deles, tem mais aqui no canal deles no Youtube>>> http://goo.gl/rRSxLnCurta nossa fã page>>> fb.com/Reinvent.Diagramacao
Posted by Reinvent - Diagramação e Edição de imagens on samedi 7 février 2015
Encore des mecs qui n'ont plus de boulot et qui passent le temps à se faire chier. Et voilà le résultat. Si ça marche pas, cliquez sur le F de Facebook en bas à droite

FP

mardi 24 mars 2015

Eyetrack


Merci à l'excellent site "À l'Oeil - Journalisme et Photographie par Michel Puech" qui attire notre attention sur cette intéressante étude américaine (Université du Minnesota) à travers l'article du site "Le devoir". Qu'est-ce qui fait qu'une photo est bonne pour la publication ?
En résumé, mettez dans un même cadre d'observation des "photos d'information" produites par des non-professionnels de la photographie, face au travail de professionnels et exposez-les au regard du public, et vous verrez les premières se faire laminer et disparaitre sans laisser aucune trace (toutes les photos ont été choisies au hasard, mais toutes avaient été publiées par des organes d'information). Toutes les photos sans aucune exception, citées comme les plus remarquables étaient le résultat du travail de professionnels (et côté photojournalisme, les amerloques sont plutôt bons).
Alors comment expliquer ce lobbying permanent auquel se livrent tout un tas de gens en invoquant d'excellentes raisons pour toujours nier notre travail et essayer de détruire notre profession ? Oui, comment expliquer cette course vers toujours plus de médiocrité et toujours moins de professionnalisme ? Ici comme ailleurs, mais c'est l'argent mon ami ! Le pognon qui est le noeud de toutes les batailles d'aujourd'hui et rien d'autre. Le flouze et sa meilleure alliée, la connerie.

En dessous, le tableau de l'évolution des métiers de la presse par effectifs et par spécialités aux USA. On constate que les photojournalistes ne sont pas mieux traités outre-atlantique qu'en France, où rappelons-le, il ne reste plus que 800 titulaires de la carte de presse pour 36 300 journalistes au total (soit 2% environ). Bien entendu, ce chiffre ne reflète pas la vraie situation puisque de nombreux photographes ont perdu leur carte en sortant des critères d'attribution (baisse de revenus, paiement en droits d'auteurs, changement de statut, licenciement, concurrence déloyale etc ...). Mais pour autant, ils ne cessent pas forcément leur activité.

Frozen Piglet

vendredi 20 mars 2015

La passion de détruire


Nous avons eu droit ces dernières semaines à une avalanche de sujets stéréotypés sur le désormais fameux "juteux filon des photos amateurs" (avec des exemples pas très convaincants d'ailleurs). Ce problème, j'en ai déjà parlé ici: Nouvel Eldorado et bien avant, dés 2011 ici: L'Or des Fous. Au delà du travail pitoyable produit par des journalistes assez stupides pour reprendre des idées de sujets en parcourant la presse écrite (Grazia, Le Point , Le Figaro etc ...), je m'interroge sur les réactions récurrentes suscitées en réponses à certains articles, comme celui assez factuel qui figure sur Le Monde.fr à la rubrique Médias: "Un reportage de France2 déclenche la colère parmi les photographes". Evidemment, quand on produit du flux formaté pour des débiles, il faut s'attendre à lire leurs commentaires éhontés. J'en ai sélectionné quelques-uns qui une fois de plus montre combien notre profession est la cible de connards frustrés qui semblent habités par la passion de détruire. Ces déclarations véhémentes me semblent indicatives des attaques systématiques et récurrentes contre le métier de photographe professionnel aujourd'hui.

Gérard B.
"Encore un monopole (il parle de la photo et des professionnels. FP). Avec un syndicat de copains cooptés (un syndicat qui n'existe que dans son imagination. Il n'y a aucun syndicat de photographes. Tout au plus des associations. FP). Comme le dit Nawak, il est possible de publier ses photos sans demander de contrepartie tout en le protégeant contre la copie frauduleuse. Si certains font des cadeaux en nature en remerciement, rien ne l'interdit, nous croulons sous des jeux, des abonnements de revue avec pendulette, etc. Sauf que les photographes professionnels, c'est comme les psychologues, il y en beaucoup trop et la plupart sont médiocres".

Nokhu Crags
"Il est temps de reconnaitre que la photographie ne requiert plus les talents et techniques d'Ansel Adams, Robert Capa ou Henri Cartier-Bresson. Toutes les professions, pilote de ligne, photographe ou maréchal-ferrand ne peuvent pas espérer que leurs univers resteront toujours les mêmes". "Il faut continuer à être soumis à une lutte rigoureuse pour ne pas tomber dans un état d'indolence" (Darwin).

L
"Un bon photographe, c'est simplement quelqu'un qui prend une photo au bon moment. A partir de là, nombreuses sont les personnes qui peuvent s'improviser photographes. Les retouches sur logiciel font le reste".

nawak
Sauf que c'est parfaitement légal, et encore heureux : on a encore le droit de publier ce qu'on fait sous la licence qu'on veut, que ce soit des photos, du texte, des programmes, etc. Que je sache, le logiciel libre ne constitue pas une menace sérieuse pour les alternatives commerciales, pour la simple raison qu'elles proposent des produits de bonne qualité. C'est aux photographes de montrer qu'ils font mieux que les amateurs.

Jean-Baptiste C
Ben oui, la photographie vit la révolution de l'écriture il y a 3000 ans. Fini les scribes égyptiens, détenteurs du pouvoir, bienvenu à tout un chacun, capable de mémoriser 21 signes. En même temps, chacun a le droit de vivre de ce qu'il sait faire. Beaucoup de choses à repenser, vite! car les islamistes et les fascistes (faut il les distinguer) attendent les mécontents pour les consoler.

Jules
Ces photographes enfermés dans leur logique économique du XX siècle finiront comme les conducteurs de charrettes à chevaux il y a un siècle.

Victor

Choisir comme métier une activité qui est aussi un hobby, c'est prendre un risque qu'il faut assumer. Choisir d'exercer une activité souvent agréable et enrichissante comme la photo, c'est prendre le risque de se confronter à la concurrence d'amateurs. Quels musiciens professionnels se plagieraient (se plagieraient ? T'es sûr. FP) de la concurrence des amateurs ? Si les professionnels ne veulent pas de concurrence amateur, qu'ils aillent travailler en usine, car là, personne ne fait ça gratuitement.

Pierre M.
Et alors ? C'est normal que les photographes se fassent court-circuiter par internet, c'est ce que permet la technologie. Rien de bien étonnant ...



Curieusement, chez ces petits péteux arrogants, le travail de photographe est toujours comparé à des métiers prospères jadis, durant l'antiquité. Identifié comme tel, il est condamné à disparaitre pour cause d'inutilité sociale, en suivant la même trajectoire funeste. Si la plupart des intervenants n'ont souvent comme seule référence que les photographes de mariages (dont on n'est pas très sûr d'ailleurs qu'ils soient des professionnels d'ailleurs) et qu'ils seraient bien incapables de donner un seul nom, vue la pauvreté de leurs références culturelles, certains arrivent néanmoins à citer quelques photographes célèbres: Cartier-Bresson, Ansel Adams ou Capa. Un bel effort, mais c'est pour aussitôt ajouter que la photographie numérique aujourd'hui, permet de s'affranchir de la technique et même de talent tout court. Prenez la photo et le logiciel de retouche fera le reste. C'est leur credo. Il ne faut toutefois pas oublier le principal: Les professionnels sont mauvais (ou médiocres) pour la plupart et c'est à eux de montrer qu'ils font mieux que les amateurs (qui réussissent de belles photos au mariage de ma belle-soeur). On termine par le "court-circuit Internet" qui laisse entendre que les photographes professionnels sont dépassés par la technologie. C'est la dernière pelletée de terre pour achever de les ensevelir dans oubliettes de l'histoire ...

Mais quel ramassis de conneries. La photo n'a jamais été aussi technique et le besoin en photos professionnelles n'a jamais été aussi présent. Simplement l'intoxication fait des ravages et les gens finissent par croire ce qu'ils lisent (c'est écrit donc c'est vrai). Mais quand ils sont confrontés au travail d'un mec comme-moi (une épée, un cador, moi je suis objectif, on parlera encore de moi dans 100 ans), alors là ils redescendent. C'est pas pour me faire mousser, mais ils se mettent à halluciner les mecs et pourtant c'est les mêmes qui laissent des commentaires pourris sur internet et qui veulent s'acheter un drone pour Noël. 
"Aussi étant fortement intéressé pour avoir ces photos en qualité supérieure je me retourne vers vous pour savoir dans quelle mesure il était possible de récupérer ces dernières. Nous avons en effet peu de photos de xxxxxxx d’un tel professionnalisme".
          (ce mail, je l'ai reçu hier)

C'est pour ça que je vais lui dire à ce mec que c'est  2 000 euros. Tu sais pourquoi ? Parce que même si je lui dit 300, j'aurai jamais de nouvelles de lui et je ne veux pas dévaloriser mon travail, juste pour faire plaisir à un type qui vient de découvrir que les professionnels de la photo existent (En plus, je suis pas dupe qu'il essaie de faire de la raflette).Tous ces mecs, je les emmerde, je leur pisse à la raie. Qu'ils crèvent.

Frozen Piglet 



mercredi 18 mars 2015

©Capture d'écran ...

Décidément, la vie se complique et la confusion règne. Rendez-vous compte, on parle d'interdire les "perches à Selfie" dans les musées un peu partout, au motif qu'elles dérangeraient les visiteurs venus admirer les oeuvres exposées, à défaut de leur crever un oeil (ils n'ont qu'à piloter des drones et voler plus haut). Sinon, on refuse de décerner la carte de presse à des personnes extrêmement méritantes, dont on ne sait plus très bien si elles sont productrices, intermittentes ou journalistes (à moins que ce soit les 3 à la fois ... c'est pratique, ça permet de toucher l'assurance chômage pendant les vacances). Des vraies atteintes à la démocratie !
Pire, on prétend empêcher des personnes éprises de liberté, désintéressées et disposant de beaucoup de temps libre (elles doivent être au 35h, pas comme-nous), de pratiquer leur passion la photographie, en distribuant le fruit de leur "non-travail" à qui bon leur semble. Fort heureusement et comme toujours, André Gunthert le chantre de la photo connectée, le compagnon de route des progressistes qui s'opposent à l'immobilisme et aux rentes de situation, l'ennemi déclaré de la "société marchande", est là pour nous éclairer de sa science et remettre du signifiant dans tout cela: "On peut être photojournaliste et n’avoir rien compris à ce qui arrive au photojournalisme. Comme Pascale Clarck râle contre les syndicats au lieu d'incriminer son employeur, Philippe Sterc tape sur les amateurs au lieu de s'en prendre à ceux qui publient leurs photos…" André Gunthert (de l'Écoles des Hautes Études en Sciences Sociales - EHESS)

Alors pour commencer, je tombe des nues. J'ai la carte de presse depuis plus de 20 ans et je ne savais pas que c'était les syndicats qui me l'octoyaient dis-donc ! André Gunthert me l'apprend et pourtant, je suis journaliste (donc à priori je sais tout, comme Pascale Clarck). De là à dire qu'il faut être syndiqué pour obtenir la carte de presse, il n'y a qu'un pas ... Ben alors c'est où qu'on signe ? Mais dans le cas où je ne l'aurai pas en 2015 cette putain de carte, grâce à André Gunthert, je saurai désormais qui incriminer: mon employeur (si j'ai bien compris) en premier et les syndicats (à tout hasard) qui s'acharnent à détruire la France comme chacun sait. Après avoir réglé son compte à la commission d'attribution de la carte de presse une bonne fois pour toute, André Gunthert nous fait part des problèmes de compréhension des photojournalistes, les pauvres, vis-à-vis du monde qui les entoure. À l'appui de sa thèse, il partage sur sa page Facebook l'intervention d'un photographe de presse: Philippe Sterc, qui adresse une "lettre ouverte" très vilaine à la communauté de contributeurs de "Citizenside" qu'il côtoie chaque jour à son grand dam. Philippe Sterc les accuse pêle-mêle de pratiquer le travail dissimulé, de manquer de courage, d'être des petites crottes et des salariés de chez Orange et de pratiquer l'onanisme (ça je suis pas sûr, j'ai pas lu jusqu'au bout). On sent le mec très énervé.

"Lettre ouverte à vous les "collaborateurs" de Citizenside, les témoins de BFMtv et autres amateurs du dimanche ....
Aujourd'hui, à la manif des médecins vous étiez au moins 7 ... à vous photographier entre vous, à vous placer, à vous déplacer, à nous pourrir le métier ...
Faire des photos c'est un droit, tout le monde y a droit, pourquoi pas vous .... mais gardez vos photos pour vos blogs, pour vos myspace, pour vos amis ... vous les distribuez quasi gratuitement à l'AFP ... cette "grande agence de presse" qui n'est plus que l'ombre de ce qu'elle devrait être en tant que service public de l'information.
Vous rendez vous compte que vous faites du travail dissimulé ? Vous rendez vous compte que la profession de photojournaliste est un vrai métier ? Il faut savoir, analyser, comprendre et produire. Ce qui permet, en compensation de ce travail d'être rémunéré. Vous êtes a priori là "par hasard" selon votre organe distributeur, par hasard dans la cour de l'Elysée, par hasard sur tel ou tel événement, par hasard dans la salle des 4 colonnes de l'Assemblée Nationale ... vous gagnez a priori votre vie chez Orange, chez machin ou untel en tant que salarié rémunéré en CDI ou autre ... nous on est pigistes. on bosse, on est pas sur d'être payés en depit du travail fourni et on se fait fourrer par des petits amateurs qui profitent de la lâcheté de la presse francaise pour se faire plaisir le week end et le soir en faisant des photos de merde mais gratuites ... (lire la suite ici)"

Qu'un type s'insurge contre le fait que des mecs pratiquant un tout autre métier que lui, sans aucun rapport avec le journalisme, disposent d'une lettre d'accréditation leur donnant accès à des lieux officiels et réservés dans le cadre d'un travail dissimulé, ça le dépasse André Gunthert. Qu'un photographe dénonce le fait que l'AFP ouvre son circuit de distribution à des pratiques déloyales y compris contre ses propres photographes, ça ne le défrise pas l'ombre d'un instant le Dédé. Qu'un photojournaliste pointe la lâcheté de la presse française et son inconséquence et André Gunthert l'accuse immédiatement et contre toute évidence de "taper sur les amateurs" au lieu de "taper sur les diffuseurs" qui seraient les vrais délinquants. Je vais vous dire un truc. Vivement qu'on soit tous chez Citizen Side et chez UBER (le reste du temps) et ce jour-là, on vivra dans un monde parfait informé par l'AFP. Pas vrai M. Gunthert ?

Frozen Piglet

On peut ne plus être photojournaliste ou l'être encore, ou ne l'avoir jamais été et parfaitement comprendre ce qui arrive au photojournalisme. De la même manière, nul besoin d'être inspecteur du travail ou magistrat pour reconnaitre un cas de travail dissimulé. Ce qui en France est un délit. Comment peut-on être "par hasard" sur un évènement avec une lettre d'accréditation en poche pour ce même évènement ? Alors André ? On sèche ?


mercredi 4 mars 2015

Tête de Noeud




Alors que je ne croule pas sous le taf, je viens de refuser 3 boulots d'affilée. Ce n'est pas tant une question d'argent (même si c'était très mal payé) qu'un problème de projet totalement incohérent et surtout irréaliste. Et pour l'impossible, je demande toujours un délai de 15 jours, ce qui ne cadre pas avec la hauteur de vue de mes interlocuteurs qui sont de plus en plus souvent membres de la communauté des têtes de noeuds. Alors bien entendu, je ne suis pas le seul consulté et sur le nombre, il y aura bien un de leur semblable pour dire oui en les remerciant avec effusion d'avoir pensé à lui (ou elle). Peu importe si c'est le(la) plus mauvais(e). Puisque l'essentiel est que le travail soit fait et mal fait, dans les conditions qui cadrent avec le budget et le délai impartis. C'est comme-ça que de plus en plus de mecs, qui n'ont de photographes que le nom qu'ils se donnent (ils sont photographes depuis la semaine dernière), se retrouvent à bosser pour 50 euros par jour sans aucun état d'âme, alors qu'ils sont indemnisés dans le même temps par l'assurance chômage. Dans ces conditions, ils iront jusqu'au bout des 2 ans et jusqu'à la dernière minute du dernier jour. Soyez-en sûrs. Après ? Alors après ... commencera une nouvelle histoire pour eux. À ce moment-là, ils pourront multiplier leur tarif par 10 ou 15 après cette longue période d'essai ! Non mais je déconne ... Enfin à peine. Faut bien vivre quand-même. Non ?


FP

lundi 2 mars 2015

Et Tranche de cake


Entre deux posts sur le Worldpress pour dénoncer les turpitudes des photographes faussaires qui font de la mise en scène, (tous des escrocs qui abusent de Photoshop pour travestir la réalité, pendant que les amateurs appliquent eux des "filtres créatifs" en glissant subtilement des objets publicitaires dans leurs clichés), c'est devenu la mode pour les mêmes sites internet de diffuser des photos volées de "stars américaines", présentées comme des tofs professionnelles "avant retouche". C'est souvent Madonna qui en est la cible, mais récemment on a vu Cindy Crawford prendre cher (avec un fake semble t-il) et aujourd'hui c'est le tour de Beyoncé avec une pseudo campagne pour L'Oréal. C'est toujours la même histoire: en général on nous dit que les photos ont fuité d'une prise de vues  et qu'elles ont été diffusées "brutes" par des personnes bien intentionnées sur les réseaux sociaux ...  Ben ouais ! Pour montrer que les Staaarrrs sont des gens comme les autres ..."Pictures have been leaked" qu'ils disent ... "Les photos qui affolent Twitter !" reprennent en choeur les connards de rédacteurs d'opérette du web qui n'en sont plus à une platitude près depuis bien longtemps. Mais c'est cool, on ne paye rien à personne pour des captures d'écran sur Instagram. C'est ça le droit à l'information mon gars. Alors déjà, si c'est un professionnel qui a commis cela, moi je suis Richard Avedon. Parce que les brillances, les points chauds de l'éclairage et les ombres ridicules, laissent supposer que cette image pourrie a été réalisée au contraire par un ignorant, à l'aide d'un appareil photo Kidizoom ou d'un smartphone bas de gamme. Mais en même temps, on ne peut pas ne pas remarquer, qu'une fois de plus, on pointe du doigt le travail du photographe professionnel qui est déclaré coupable sans autre forme de procès. Coupable de produire des images tantôt nulles à chier (tantôt trop léchées, c'est selon), coupable de masquer son manque de talent et de maîtrise par l'usage de logiciels de retouche, coupable de tromper son monde partout et tout le temps. Tout cela est parfaitement vrai. Mais il ne faut pas oublier qu'on gagne en plus plein de pognon et qu'on couche avec des tas de filles au corps de rêve (même quand est moche, qu'on a les oreilles qui coulent et qu'on pue de la gueule, comme les stars). Ces filles sublimes, on les prend aussi en photo et on en fait des tirages magnifiques pour le plaisir, mais on les garde pour nous. Moi j'en ai plein sur les murs de mon salon (de 200m2). Ben ouais ! T'es con ou quoi ???

Frozen Piglet

mardi 17 février 2015

World Press 2015

Je ne peux pas dire que je sois hyper fan de la photo qui a remporté le WorldPress de cette année, mais peu importe. Curieusement ce choix ne semble pas avoir déclenché le lot habituel de vitupérations. La peur de passer pour homophobe peut-être ? À moins que ce soit l'appréhension de découvrir ce qui se passe dans la partie ombrée de l'image ... Pourtant Dieu sait qu' il y en a un paquet d'enculés dans le milieu de la photo. Comme d'habitude, des centaines de sites ont massacré cette image en la recadrant à la hache parce que elle ne rentre pas dans leur putain de gabarit de putain de page. Heureusement ils ne manqueront pas de dénoncer l'infâme manipulation de tous ceux qui retouchent trop leurs images et sont éliminés sous les quolibets des professionnels de la profession. Ces faussaires de la photographie forment pourtant un beau tandem avec tous les mecs bidons qui se disent journalistes et que l'on trouve aujourd'hui à tous les coins du Net.

FP

©  Photo Mads Nissen, Scanpix/Panos Pictures

vendredi 13 février 2015

Nouvel Eldorado

Parfois, je me prends à regretter la grande époque de Fotolia et de tous ses avatars. Quand je fréquentais les forums spécialisés où des types t'expliquaient qu'ils allaient gagner plus en vendant une photo 1 000 fois 1 euro. Comme ils gagnaient trop sans doute, maintenant c'est 10 centimes. Il y avait aussi ceux qui se filaient des plans pour détourer les merguez et les mettre sur un joli fond blanc. D'autres, c'était sur les coups de brumisateurs sur les tomates de la grande distribution ou encore les poissons rouges acrobates.Une vraie séance de rigolade libre de droits ! Oui mais tout cela c'est fini hein ... Quel dommage quand même pour tous ces petits gars-là qui pouvaient arrondir leurs fins de mois et payer ainsi leur petit CANON avec leur zoom 18-300 3,5-6,3 avec position macro (important la position macro). 
Heureusement, le site de Grazia nous informe cette semaine qu'un nouvel Eldorado photographique s'offre à nous, où il n'y a qu'à se baisser pour les ramasser comme d'habitude (ça devient lassant à force). Et ce truc, Eh bien c'est Instagram ! Tenez-vous bien, certains instagrammers pourraient gagner 1 000 à 3 000 euros par jour ! Oui oui par jour ! Pour cela, ils n'ont qu'à glisser "subtilement" des objets ou des marques dans leurs publications pour profiter de ce "juteux business". En échange, ils reçoivent des chèques et des cadeaux. Mais pour les moins chanceux, ils sont payés seulement 500 à 1 000 US Dollars la photo. Tout cela est l'oeuvre "d'une pratique marketing habillement mise en place" (sic y compris les 2 l à habilement en prime). 

(ci-contre) Un exemple d'objet de marque subtilement glissé dans la publication d'un compte Instagram suivi par 800 000 personnes. On se demande où il les a trouvé ...

La chance ! Cette méthode devrait permettre aux titulaires des 300 milliards (selon Grazia qui n'en est pas à quelques centaines de milliards près) de comptes Instagram de gagner plein de pognon, pendant que les professionnels de la photo déposent le bilan (ils sont sûrement pas assez chers). Mais la raison de tout cela, c'est quoi exactement ? Hein c'est quoi ? C'est portant simple pauvre idiot. "Fini les photos retouchées et les clichés impeccables sortis des studios professionnels". Ce que veulent les gens, c'est des photos "naturelles et spontanées" qu'ils disent chez Grazia (floues et subtilement mal cadrées en options). Malheureusement pour eux, les pros, ils savent pas en faire des comme-ça. Ben ouais t'es con ou quoi ? En plus, les pros, ils choisissent pas leurs clients. Ils prennent tout ce qui passe comme des grosses tanches. Alors que les instagrammers, ils choisissent les marques avec lesquelles ils veulent travailler et non l'inverse. Ils sont trop forts, c'est des stars. Si j'en croise un, je lui demande un autographe. Demain, je brûle ma carte de presse et je me fais imprimer des cartes de visites: "Frozen Piglet - Photographe amateur subtil" chez Vistaprint. Sûr que ça va marcher. Merci Grazia !

Frozen Piglet

Juste un truc. Je me demandais combien ils les payent Grazia, les photos ©Instagram qu'ils utilisent pour illustrer leurs articles truffés de fautes d'orthographe. 1 000 Dollars ou  3 000 euros ?

lundi 9 février 2015

Rue barbare

Je viens d'apprendre avec quelques mois de retard, la fermeture définitive de mon agence de photos d'illustration, après des années d'une agonie presque angoissante, tellement elle fut longue (RIP). Sa création par des photographes datait du milieu des années 90. Du temps ou les diffuseurs ne pratiquaient pas encore le vol à l'étalage pour économiser 3 ronds. Même si je ne fournissais plus d'images depuis plusieurs années (vu l'obsolescence de son modèle d'organisation), j'ai quand-même perdu de l'argent, mais je m'en remettrai (environ le prix d'un D4s). Surtout, je suis triste pour ceux qui ont fait vivre cette entreprise pendant tout ce temps. Je parle des salariés qui vont pointer là ou vous savez, grâce à ceux qui ont ravagé tout le secteur au nom d'un combat contre un supposé immobilisme ambiant. Vous savez bien ! Ces nouveaux acteurs du numérique qui bouleversent l'ordre établi et combattent les rentes de situation parait-il. Rendez-vous compte ... Ils se désignent eux-mêmes avec cynisme comme les "Barbares du Numériques" qui vont changer la France (dans le bon sens, naturellement). Ils se voient comme "la clé de notre croissance future", comme les émules des stars de la Silicon Valley ! C'est faux, ce sont juste des petits opportunistes de merde de droite droite obsédés par leur égo et par l'argent, y compris quand ils se déclarent de gauche et pétris de valeurs humanistes. Des partisans du libéralisme, de la dérégulation, des délocalisations, des emplois précaire et de l'optimisation fiscale. Le plus incroyable, c'est que ces petits théoriciens de la connerie, tous membres des putains de clubs de réflexion fréquentés par leurs clones, ont tribune ouverte un peu partout (dans les médias) pour faire la promotion de leur idéologie aux termes de laquelle, nous sommes tous interchangeables et tout se vaut. Des photographes de presse free-lance comme-moi, il n'en reste que 300 aujourd'hui selon les chiffres de la commission de la carte des journalistes. Et moi cette année encore, je vais l'avoir cette putain de carte en plastoc. Ceux qui vont la perdre vont rejoindre les cohortes des auteurs, ou pire des auto-entrepreneurs au statut précaire. Car ne nous trompons pas, c'est une vraie bataille qui s'engage pour détruire le statut de salarié et venir à bout du CDI et du Code du Travail et de manière générale, de tout ce qui forge notre identité.

Frozen Piglet

"Les gens qui tentent de rendre ce monde mauvais ne prennent jamais de jours de congés" Bob Marley




lundi 26 janvier 2015

La vérité si je mens

En 2009 je crois, je me foutais de la gueule de Denis Olivennes (alors patron du Nouvel Obs) parce qu'il avait qualifié le net de tout à l'égout de la démocratie. Eh bien je me trompais et lui aussi. Il était encore en dessous de la vérité. Aujourd'hui, je vois qu'un "hoax" (*) circule selon lequel, la famille Rothschild aurait racheté "Charlie Hebdo", un mois avant l'attentat perpétré contre sa rédaction, réalisant ainsi une très belle opération financière. Et comme d'habitude, tous un tas de sites parfaitement bien intentionnés relaient cette ineptie auprès d'un public de pauvres crétins décérébrés. Ce n'est plus un égout, c'est un fleuve de merde. Ça tombe mal puisque tout le monde le sait, le net et ses réseaux sociaux (Tweeter et Facebook en première ligne) constituent les uniques "sources d'information" pour tous ces jeunes gens qui n'ont jamais tenu un vrai journal (et surtout pas Charlie Hebdo) entre leurs mains, de toute leur courte vie vouée à se faire chier.
Mais revenons à la photo (il est plus que temps). À dire vrai, l'année commence assez mal. Alors que mon volume de travail décline mois après mois, même si je m'en sors toujours, je viens de refuser de travailler pour un journal américain très célèbre. Plus que le forfait qu'on me proposait déjà très bas, c'est le contrat qu'on voulait me faire signer qui m'a décidé à dire non. Le truc, c'est qu'on ne peut pas s'assoir sur ses convictions, même quand il s'agit du New York Times. Hein ?? Mais non je l'ai pas dit ! Mais je suis tranquille. Tout un tas de gens feront le job sans bouger une oreille et avec le sourire aux lèvres en prime. Dommage que ces pseudo-photographes à la vue courte ne se rendent pas compte qu'on ne construit rien sur du sable autre que des désillusions. Heureusement pour moi, d'ici quelques jours, je volerai vers l'Asie pour le compte d'un journal beaucoup moins prestigieux et moins arrogant, mais qui me paye chaque mois depuis de nombreuses années. Alors vive 2015 !

Frozen Piglet

(*) Une rumeur fausse et totalement infondée lancée pour nuire de façon intentionnelle.

dimanche 11 janvier 2015

Je suis qui au juste ?

hebergement d'image
Photo by Frozen Piglet

Certains d'entre eux laissèrent un nom qu'on cite encore avec éloge. D'autres n'ont laissé aucun souvenir et ont disparu comme s'ils n'avaient jamais existé.

L'Ecclésiaste



Il y pire que les individus qui n'ont qu'un étron puant en guise de cerveau. C'est ceux qui se réjouissent ouvertement des actes putrides des précédents, en leur trouvant des circonstances atténuantes. Ceux pour qui, les dessinateurs de Charlie méritaient la mort 1 000 fois. Ceux pour qui tuer une femme policier désarmée en lui tirant dans le dos avec un fusil d'assaut est un acte de bravoure qui fait de vous un héros. Ceux qui pensent qu'achever un policier blessé à mort est un bienfait qui vous mènera droit au paradis. Ceux qui pensent qu'un bon juif est un juif mort parce que justement il est juif. Ceux qui pensent qu'un délinquant multirécidiviste commettant un massacre devient subitement un martyr de je ne sais quelle cause imbécile. Et puis il y a même ceux qui esquissent secrètement un petit rictus satisfait en apprenant la nouvelle du carnage, avec le sentiment qu'une belle journée commence. S'il y a une justice divine, j'espère que ces gens brûleront en enfer. Tous. Comme ils le méritent. Aujourd'hui, j'étais au rassemblement de la place de la République à Paris et j'ai participé à la marche dans la communion entre les générations, les origines, les confessions, contre la haine, l'ignorance et la bêtise. Quand je suis rentré chez moi, j'avais le sourire.

Frozen Piglet

C'est quand même extrêmement curieux pour ces individus de s'afficher comme partisans de la "Charia", alors que vu leurs parcours judiciaires, si elle était instaurée, ils n'auraient plus ni mains, ni pieds, ni tête. Mais il est vrai qu'ils ne sont pas à une contradiction près.

vendredi 9 janvier 2015

Glaciation 2

Les gens qui détiennent l'information, la vraie, pas celle distillée par les médias à la botte du pouvoir, s'expriment sur Tweeter. Après les tombereaux d'immondices des premiers instants, les plus informés dénoncent déjà un complot. Bientôt ils diront que le massacre n'a jamais existé et que les cercueils sont vides
Certains posts sont retweetés plus de 2 000 fois.

FP

"Les cons gagnent toujours. Ils sont trop !"
Cavanna