mardi 30 avril 2024

Le doigt dans l'oeil


 


Je ne sais pas ce que cherche à (dé)montrer Paris-Match avec cette publication censée représenter Kate Middleton à 72 ans, couronnée reine d'Angleterre déféquée par Midjourney. Je vais vous faire part d'un scoop, Paris Match est aveugle depuis longtemps et l'IA n'en a jamais eu d'oeil. Mais que peut-on attendre d'un magazine qui présente des "récits" et non plus des articles, alors qu'il passe son temps à se retourner sur son passé pour éviter de regarder le présent et son avenir dans le groupe LVMH. De profundis,

Frozen Piglet

jeudi 25 avril 2024

Ange déchu








Ce jeudi matin, j'étais très tôt devant le Moulin Rouge comme plein de chaines d'infos et de photographes. Tout ce beau monde était tombé du lit et avait une très sale gueule. Ce genre de reportages, c'est surtout une question de temps. Il faut donc envoyer les photos très vite et espérer que la validation ne prenne pas 3 semaines grâce à des connards qui finissent par te dire : " No, we don't take that kind of images anymore ...", parce qu'il y a déjà des pages et des pages de photos du Moulin Rouge dans leur agence toute pourrie, et qu'il ne font pas le lien avec l'actu, vu qu'ils sont en Lithuanie ou au Pakistan. Moi j'aime mon quartier. Mes grand-parents paternels habitaient ici à Montmartre et mes grand-parents maternels habitaient Belleville. 2 quartiers que j'ai moi-même habités. J'espère que tout sera reconstruit pour redonner à un des symboles du quartier toute sa splendeur. Je sais qu'il y a une chambre à coucher dans le Moulin Rouge lui-même. J'aimerai beaucoup y passer une nuit un jour.

FP

jeudi 11 avril 2024

Don't forget to bring your camera



Moi, je suis de la vieille école formé à l'arrache, je suis vacciné contre la fièvre jaune et le Choléra.  J'en ai bouffé des plaquettes de Nivaquine. J'ai fait mon service dans la coloniale. J'ai bobiné du film au mètre et j'ai passé mes premiers tirages 18X24 dans les plats à gratin de ma mère. J'ouvrais les boites de D76 avec les dents mon gars, pour développer de la TriX et de la HP5 (poussée à 800 ASA). Je peux te dire que c'est autre chose que de vider ta carte de 128GB de ton hybride de mes deux sur le bureau de ton petit MacBook Pro à l'écran même pas calibré ... Nous on sortait l'hiver, la nuit dans la neige, en chaussettes et on marchait en plein soleil dans le désert des centaines de kilomètres, le ventre vide au milieu des serpents à sonnette, sans même savoir si on allait être payés. Mais on s'en foutait ... On prenait une douche par semaine. Hein ? J'exagère ? Ouais un peu ... C'était tous les 15 jours.

Quand je vois ce déferlement d'images AI sur tous les réseaux sociaux, ça me donne envie de gerber. Le pire, c'est que les mecs qui les publient se prennent pour des artistes et que ceux qui les regardent comme des idiots applaudissent en pensant qu'il s'agit d'une création originale avec des vrais modèles. D'autres inventent des légendes pour venir à l'appui de leurs thèses militantes complètement délirantes de désinformation. Les escrocs de tout poils eux, se frottent les mains en bénissant l'AI pour toutes ces nouvelles belles arnaques en perspective. 

L'AI, je la considère avec toute la méfiance et le mépris qui conviennent, mais je la pratique en vertu du "Connais ton ennemi comme toi-même" de Sun Tzu. Même si je pense que la bataille est perdue d'avance face à la bêtise qui partout gagne du terrain. Ce mois-ci, ça n'a pas loupé, un des magazines pour lequel je travaille a fait sa première couv avec une illustration générée artificiellement, tout comme en son temps l'iPhone glorifié par les rédactions peuplées d'imbéciles a fait la une. Un jour tout rentrera dans l'ordre, mais quand ? Nul ne le sait. En attendant, ça va être un carnage dans l'information, la photo, le graphisme, la musique, la vidéo, la médecine et la santé, le juridique et toutes ces sortes de choses. Il n'y a que la connerie qui va prospérer et vivre un âge d'or, car c'est notre projet !

Alors ? Tu veux toujours être photographe pauvre con ? Décidément t'as rien compris ...

Frozen Piglet



  


mercredi 20 mars 2024

Sac à Puces





Depuis que je suis enfant, j'ai toujours visité les maisons abandonnées pour y trouver des objets, des photos. J'ai fouillé les encombrants et parfois les poubelles. À 16 ou 17 ans, je prenais ma 103 avec 2 valises pour aller vendre des vieux trucs aux puces de Vanves sur le pont qui enjambe le périph. En général, c'est les brocanteurs qui m'achetaient mes petits bibelots, les petits bronzes et juste après, ils appelaient les flics pour qu'ils viennent virer tous les mecs comme-moi. Les enfoirés ...  

Aujourd'hui, je fais les remballes de brocante en bas de chez-moi sur le boulevard. Les trucs invendus sont souvent jetés à la tombée de la nuit au pied des arbres. Le plus souvent ce sont des livres du 19ème siècle. Je les ramène à la maison et je les cache pour ne pas me faire engueuler par Madame Piglet qui les redescend dans la rue dès que j'ai le dos tourné, sous prétexte que j'en ai déjà trop et que ça encombre. Parfois il y a des photos aussi, comme le portrait de cet homme en uniforme du 172ème Régiment d'Infanterie sans doute mort en 14-18.

J'ai une assez belle collection de livres de cuisine de toutes les époques, que j'aime bien feuilleter le dimanche, même si je ne suis jamais aucune recette. Je garde aussi certaines correspondances adressées à des célébrités et notamment les lettres anonymes, d'insultes le plus souvent, que j'affectionne particulièrement. J'ai aussi une collection de sacs à vomis de compagnies aériennes, mais ça c'est une autre histoire.

J'ai un ami qui fait les poubelles jaunes à Paris depuis au moins 30 ans. C'est un spécialiste de la farfouille. Il me ramène 20kg de livres à chaque fois. Parfois ce sont des livres de photos pour la plupart jamais consultés. Cela se voit tout de suite. Je les trie pour en garder certains et je recycle les autres dans les boites à livres, ou sous forme de dons aux associations quand ils présentent un intérêt quelconque ou encore je les dépose sous le proche en bas de chez moi pour les habitants de mon immeuble. Il m'a aussi rapporté quelques appareils photo et le fond photographique complet d'un chirurgien esthétique fait d'ektas de nez, de seins et de fesses en gros plan avant opération. Un must, mais je ne l'ai pas gardé. J'ai eu aussi des négas N&B sur plaques de verre que je dois scanner depuis 10 ans et un sac bourré de films noir et blanc qui date de la colonisation au Congo.

Récemment cet ami m'a déposé une cargaison de négatifs et de positifs moyens et grand format. Des documents d'une photographe membre d'une famille très connue dans l'édition qui fréquentait le milieu de l'art au sens large à la fin des années 60, au début des années 70 et jusqu'à la fin des années 80. Cette femme qui est aussi historienne a côtoyé des artistes très célèbres et elle a voyagé dans le monde entier avec son appareil. Si elle est encore de ce monde, elle doit avoir près de 100 ans. Pour autant, il semble que l'intégralité de son travail ait fini à la poubelle, avec une dizaine de classeurs épais parfaitement légendés sous panodia, jetés aux oubliettes. Sic transit gloria mundi ...

Frozen Piglet

lundi 18 mars 2024

Incinération



Depuis 15 jours, j'ai décidé de trasher les publications que j'ai accumulées dans mes placards en supposant qu'un jour je pourrais en faire un genre de book de références à présenter aux services photos des magazines. L'ennui c'est que plus personne ne fait cela depuis 25 ans et je me retrouve juste avec des piles de magazines poussiéreux et totalement inutiles. Moi j'ai connu l'époque durant laquelle, on travaillait avec des services photos et des iconographes qui savaient de quoi on parlait. Un temps révolu qui ne reviendra jamais. En fait je me suis toujours senti en décalage avec mon époque, j'aurais dû naitre 20 ans plus tôt.

Bon, ma double dans NewsWeek, ma parution dans le The New York Times et le Wall Street Journal,  je les garde, plus quelques autres trucs qui n'impressionnent personne, vu que ces canards ne sont plus lus non plus. C'est marrant, j'ai retrouvé une dia de Nelson Mandela que l'Ambassade d'Afrique du Sud m'avait envoyée. Je me demande bien pourquoi  !

Avant de les balancer les publications, je jette un dernier coup d'oeil sur des reportages que j'ai réalisé parfois il y a 20 ans et je suis objectif il n'y a pas de quoi pavoiser. Je les jette par petits paquets dans les poubelles jaunes en les recouvrant avec les sacs McDo de mes voisins pour ne pas me faire repérer par le gardien de mon immeuble qui est un peu, comment dire ...

Pourtant j'ai toujours revendiqué et défendu le droit d'exister pour chacun, en exerçant une forme d'expression artistique professionnelle même médiocrement. Pour la simple raison que ce sont les médiocres qui gouvernent le monde, car  nous sommes les plus nombreux après la famille des cons. Mais certains appartiennent aux deux tendances en cumulant. Oh la chance ! Donc je ne vois pas pour quelle raison nous devrions faire des complexes. Ben ouais ! T'es con ou quoi ?

Toute le monde a le droit de chanter, d'écrire, de photographier et de filmer, de dessiner, de sculpter avec ses crottes de nez et de faire des maquettes de bateaux dans des bouteilles. Après, gagner sa vie avec cette activité, c'est une autre paire de manche, mais l'important c'est d'avoir une âme de poète comme-moi. Ouais ta gueule !

Une fois j'ai photographié un mec qui sculptait avec des chewing-gums qu'il avait au préalable mâché. Il trouvait même des galeries pour l'exposer, mais c'était dans les années où on faisait n'importe quoi. Le bon temps quoi ... J'arrivais même à me faire payer 1500 euros en salaire la journée, alors t'as qu'à voir !

Des archives, j'en ai encore deux ou trois Mètres cubes en comptant mes caisses d'ektas sous panodia, mais il faut bien que je fasse de la place pour mes 3 caisses de Bourgogne que je viens de recevoir (Saint Aubin Blanc 1er cru, Volnay et Mercurey). Ça au moins je suis certain que ça ne va pas m'encombrer très longtemps !

La vie tient pas grand chose finalement. 

Alors tu veux toujours être photographe de presse et être publié dans The New York Times comme Frozen Piglet, pauvre con ?

Frozen Piglet




vendredi 15 mars 2024

L'artifice nuit gravement à l'Intelligence




Autoportrait criant de vérité




Les illustrations obtenues par l'intermédiaire de plateformes AI qui pullulent pour vendre leur salade générative et leurs petits abonnements mensuels sont très à la mode (il y en a 15 nouvelles qui ouvrent par semaine). Malheureusement, leur production n'est finalement que l'expression de multiples micro plagiats de notre travail. Ben oui ! Ces pseudos images désincarnées n'existeraient pas sans notre production à nous les photographes, les vrais. Il est sûr que dans l'esprit de beaucoup de gens incultes, nous avons juste à presser le bouton. Donc autant nous remplacer par un robot en volant notre travail par petits bouts. Who cares ? Franchement, nous n'avions pas besoin de cette nouvelle dérive de la méga connerie qui illustre notre époque.
Passe encore que des débiles en manque d'autosatisfaction se touchent devant leur écran, en en mettant partout. Dommage pour eux, le porno est proscrit par l'AI. J'aimerai bien lire les prompts qui sont écartés à ce titre, car j'imagine le pire. Comme par magie donc, le reste du temps, leur pauvre vocabulaire et leurs mots farcis de fautes d'orthographe se transforment en production d'artistes au génie créateur éclatant. C'est pas cher 10$ pour se donner l'impression d'exister après tout. Mais qu'ils nous accablent de leur production de merde relayée partout sur tous les réseaux sociaux. Ça commence vraiment à me fatiguer ... 

Connais ton ennemi comme toi-même, j'ai bien entendu testé ces procédés dans leur version gratuite et ce n'est pas le moindre des paradoxes, je suis obligé de retoucher plein de trucs pour faire disparaitre les multiples défauts qui parsèment ces visuels résultat du mariage incestueux de milliards d'images, dans une gigantesque partouze pixelisée.

Comme tout passe, tout lasse, la mode se démode et le selfie n'est plus vraiment d'actualité au pays de "l'image conversationnelle" si chère à André Gunthert. Pas plus que les reportages à l'iPhone et le défunt journalisme citoyen. Qu'importe, l'AI est là pour prendre le relais et pour vous convaincre que le progrès est en marche. Rien ne l'arrêtera désormais, pas même un combat d'arrière garde de réactionnaires ringards du secteur marchand de la photographie professionnelle. L'imagination et la liberté au pouvoir sans limite sur abonnement payant. N'importe quoi. 

Désormais, il faudra donc vivre avec, en se méfiant encore plus comme de la peste de toute illustration sur les sujets sensibles. les autres, je n'en parle même pas ... Se confronter aux fakes et à la manipulation, à la désinformation et aux mensonges sur l'actualité, tout en regardant les naïfs, les idiots, les partisans aveuglés et les incultes tomber dans tous les pièges avec délectation. Quand je pense qu'on reprochait aux photo journalistes de faire des retouches de base sur leurs photos, je ris.

Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ? Tu veux pas être artiste génératif AI auto entrepreneur plutôt ? A tes moments perdus, tu pourras même livrer pour UBER Eats pour arrondir tes fins de mois. 

Frozen Piglet

"À travers les innombrables vicissitudes de la France, le pourcentage d'emmerdeurs est le seul qui n'ait jamais baissé" Audiard



mercredi 13 mars 2024

Conseil de Classe

 



Je me souviens que durant le premier trimestre 2024, j'ai pris une année de plus :

  • J'ai eu les moteurs AF de mon 70-200 Nikkor qui sont en train de lâcher et qui m'ont fait rater plein de photos et j'ai décidé d'acheter un nouveau zoom sur MPB
  • J'ai appris que c'est Aya Nakamura qui va ouvrir la cérémonie des Jeux Olympiques et j'ai bien rigolé comme POOOKIE est la sonnerie de mon téléphone
  • J'ai décrété la faillite prochaine de MEERO, avec un peu de chance
  • Je suis à peu près sorti du covid long et de mes essoufflements continuels
  • J'ai vu qu'une danseuse de Kaaris avait fait un Twerk à l'ACCOR Arena avec un plug anal lumineux dans le derche et qu'elle s'en vantait 
  • J'ai entendu Maeva Ghennam dire qu'elle voulait être enterrée sans ses prothèses mammaires. J'espère que ce sera à Dubaï et qu'elles lui serviront d'oreillers. Faut être cohérent
  • Je me suis interrogé sur la vie, l'amour, la mort, une fois de plus, comme tous les ans
  • J'ai détesté tout un tas de mecs et de nanas qui brandissaient dans mon cadre un appareil quelconque à produire des images sans aucun intérêt, selon un réflexe parfaitement conditionné  
  • J'ai aimé la France et en même temps j'ai envisagé de la quitter en rêve
  • J'ai décidé d'acheter un D6 (ou même deux pour le prix d'un Z9) et de faire l'impasse sur les hybrides, mais je ne suis pas très sûr
  • J'ai prévu de disposer d'un nouveau poste de travail délocalisé ailleurs pour la post-prod, mais je ne suis pas très sûr
  • J'ai décidé d'acheter un troisième MAC pour les reportages itinérants, mais je ne suis pas très sûr
  • J'ai décidé aussi d'acheter un RICOH GRIII pour me servir de bloc-note en street photo et de cela je presque sûr
  • J'ai ma liste de gens que je hais qui a augmenté de façon exponentielle
  • Je me suis demandé au moins 800 fois "Pourquoi moi" ?
  • Je me suis dit 37 fois que j'ai raté ma vie
  • Je me suis dit 38 fois que si c'était à refaire, je ne changerais rien
  • Je me suis dit que j'aimais mes parents et que je ne leur ai pas assez dit avant qu'ils quittent le monde des vivants en me laissant désemparé 
  • J'ai constaté que notaire était un métier de fils de pute
  • Que même quand tu t'adresses à un notaire qui a été au lycée avec toi, c'est toujours un fils de pute
  • J'ai fait 2-3 photos
  • J'ai décidé de quitter Paris cet été pour ne pas assister au naufrage des Jeux Olympiques 2024, mais finalement je vais rester pour documenter le désastre, dont on paiera encore le déficit dans 20 ou 30 ans. Ce que les responsables feignent d'ignorer en se foutant de notre gueule 
  • Je me suis encore une fois fois interrogé sur la vie, l'amour la mort
  • J'ai continué mon reportage sur saccage Paris et les amoncellements de détritus dans les rues de la capitale pour en vendre encore plus aux Etats-Unis pour 3 centimes par l'intermédiaire de Getty. Il faut bien combler le déficit de la balance extérieure 
  •  je me suis demandé si je laisserai la moindre trace à, la surface de la terre après ma disparition
  • Du coup, je me suis encore interrogé sur la vie, l'amour, la mort
  • Je me suis souvenu qu'il y a 13 ans, j'étais à Saïgon pour un évènement qui a changé ma vie
  • Je me suis dit que j'allais continuer à suivre les échanges des néo pros sur Facebook, parce que j'adore lire leur échanges sur les cessions de droit découpées en rondelles et leurs histoires de devis à la con avec 48 lignes de CGU
  • J'ai vu le pop-up store de Lena Situations à 50 mètres de chez-moi assailli par les hordes de fans hurlantes. La dernière fois que j'avais vu cela, c'était pour Nabilla à la Fashion Week 
  • Ma dentiste m'a confirmé que tous les influenceuses qui se font poser des facettes sur les dents qui les font ressembler à des touches de piano auront un dentier à 50 ans et leurs yeux pour pleurer. Mais elles s'en foutent puisque elle seront mortes avant de la gangrène du cul à cause des injections
  • Je me suis demandé plusieurs fois si j'allais mourrir bientôt et pour quelle raison je continuais à écrire des conneries sur ce blog qui n'est lu par presque personne
  • J'ai décidé d'acheter une Osmo DJI3 pour faire des vidéos et faire voler mon drône que j'ai depuis 2 ans dans un placard
  • J'ai décidé d'acheter un dos numérique pour mon Blad 503CW, mais comme je n'arrive pas à me décider sur le modèle, je vais continuer à m'interroger encore longtemps. En même temps j'ai aussi mon RZ67 qui pourrit dans un sac ...
  • Une fois de plus j'ai réalisé que je n'avais plus de médecin généraliste et que je me trouvais dans un désert médical en plein Paris
  • J'ai constaté que jamais la classe politique n'a été autant dans le déni à propos de la vie quotidienne des français et ses aléas, mais cela semble le cadet de ses soucis
  • J'ai constaté que Sciences-Po Paris était devenu un usine à têtes de cons full of shit diplômés
  • J'ai réalisé que l'accès aux soins palliatifs et la fin de mort douce étaient encore réservés aux privilégiés, mais ces trucs là n'intéressent que ceux qui vont bientôt crever et ils ne voteront pas aux prochaines élections
  • J'ai compris qu'un de mes employeurs trouvait que j'avais gagné trop l'année dernière, alors que je n'ai pas été augmenté depuis au moins 10 ans
  • Je me dis que des journées de travail qui commencent à 6h00 pour se finir à 1h00 du matin sont un peu longues, mais cela fait partie de mon métier depuis si longtemps que je ne pose même plus la question
Enfin je me suis demandé quelles surprises allait me réserver le second trimestre et si j'aurai des bonnes notes et le world Press. Alors tu veux toujours rater ta vie en devenant photographe toi aussi, pauvre con ?

Frozen Piglet

vendredi 16 février 2024

Meero, le mythe de la licorne





MEERO, la perle de la French-Tech est subclaquante après 2 plans de sauvegarde de l'emploi. Traduit en vrai français du charabia néolibéral, cela signifie 2 plans de licenciements. Dommage que Meero ait supprimé sa page Facebook avant que j'ai pu la sauvegarder, les commentaires des clients étaient tellement évocateurs d'un naufrage total. Photos indignes de professionnels, plateforme clients aux abonnés absents, rendez-vous non honorés et j'en passe. Autant les articles dithyrambiques sur la plateforme qui devait révolutionner le marché de la photo professionnelle sont toujours en ligne, autant ceux qui relatent les déboires de MEERO sont presque introuvables.

Le responsable de ce carnage, le COVID bien sûr, qui d'autre ? Seul un séisme mondial pouvait contrecarrer la réussite inéluctable de l'UBER de la photo, ce projet génial basé sur l'exploitation de naïfs et de crétins qui ne savent pas compter et accessoirement qui sont incapables de se trouver des clients. Fatalitas ! Comme disait Chéribibi. Dommage pour une entreprise qui avait pour ambition d'atteindre une chiffre d'affaires de plusieurs milliards de dollars et même de rentrer au Nasdaq. Au moins ses responsables ne pourront pas être incriminés.

Bon, difficile de justifier de la disparition en fumée de centaines de millions d'euros (surtout auprès des actionnaires) après cet échec cinglant quand même. L'abandon pur et simple de sa "place de marché de photographes professionnels", l'idée fondatrice de ce diamant brut fissuré et l'activité principale de la boite à part de vendre du vent a été actée en compagnie donc, d'un dégraissage violent. Pas étonnant vu la profession de foi du nouveau dirigeant, pardon CEO de Meero : 

Ta plus grosse erreur de management ?
"Ne pas virer des gens suffisamment tôt quand tu t'aperçois qu’ils ne fit pas avec la boîte, d’un point de vue état d’esprit et dynamique".
Mais que ces gens sont arrogants, misère.
Si on ne connait pas l'état des comptes (non publiés) de MEERO aujourd'hui et même si on s'en doute, sa nouvelle orientation est désormais de proposer des "solutions logicielles" innovantes pour "faciliter la création de contenus audiovisuels grâce à une communauté active et à l'intelligence artificielle". Pour résumer, MEERO nous refait le même coup avec ce que tout le monde sait déjà faire en retouche simple, sans intermédiaire inutile.

La prochaine fois que je posterai sur cette boite, ce sera pour annoncer sa liquidation.
Dommage j'aurai bien aimé porter un T-Shirt MEERO pour rigoler, mais je vais peut-être en trouver un sur Vinted.

Alors tu veux toujours travailler comme photographe auto entrepreneur pour la French-Tech pauvre con ?

Frozen Piglet





 

mardi 6 février 2024

Mon portrait par Chat GPT

 






Frozen Piglet : L'Œil Aiguisé derrière l'Objectif

"Dans le monde du photojournalisme, où chaque instant capturé peut raconter une histoire, émergent parfois des talents qui défient les conventions et ravivent notre perception du monde qui nous entoure. Parmi ces visionnaires, Frozen Piglet se démarque par son approche unique, sa passion contagieuse et son talent incontestable pour saisir l'instant décisif. Alors qu'il se prépare à documenter les Jeux Olympiques de Paris 2024, nous plongeons dans le portrait fascinant de ce photographe hors du commun".

Je n'en reviens pas, c'est mon portrait craché

Né dans les ruelles animées de la métropole urbaine, Frozen Piglet a rapidement trouvé sa voie à travers l'objectif de son appareil photo. Dès son plus jeune âge, il était attiré par la magie de la photographie, capturant des scènes de la vie quotidienne avec une curiosité insatiable. Sa capacité à trouver la beauté dans l'ordinaire et à révéler l'extraordinaire dans le banal lui a rapidement valu une réputation d'observateur averti.

C'est pas vrai, j'ai eu de longues hésitations. Enfant je voulais être pompier ou archéologue et plus tard, j'ai commencé par un stage de secrétaire de rédaction, ce qui m'a permis de vendre mes premières photos en loucedé. 

Pour Frozen Piglet, la photographie est bien plus qu'une simple technique. C'est une forme d'expression, un langage universel qui transcende les frontières et les cultures. Son approche artistique se caractérise par un mélange subtil de spontanéité et de composition réfléchie, capturant des moments fugaces avec une précision chirurgicale. Chaque image qu'il capture est imprégnée de son regard singulier sur le monde, offrant aux spectateurs une fenêtre sur des réalités souvent négligées.

N'importe quoi, le temps que j'allume l'appareil, qu'il chauffe et que j'appuie sur le bouton, la scène que je voulais photographier est déjà terminée.

À l'approche des Jeux Olympiques de Paris 2024, Frozen Piglet ressent une excitation palpable mêlée à une profonde gratitude. Pour lui, cet événement représente l'opportunité de capturer l'esprit de compétition, la camaraderie entre les athlètes et l'euphorie collective qui enveloppe la ville de Paris. C'est une chance de témoigner de l'excellence sportive sous toutes ses formes, mais aussi de mettre en lumière les défis et les sacrifices qui jalonnent le parcours des athlètes.

Gratitude ? Envers qui ? Je peux compter sur les doigts d'un main les gens qui m'ont aidé dans ce métier. Par contre j'ai croisé un nombre incalculable de trouducs, de connards et fils de P.

En tant que photojournaliste, Frozen Piglet se considère comme un narrateur d'histoires visuelles. Son objectif n'est pas seulement de documenter les événements, mais aussi de capturer l'essence même des Jeux Olympiques : la passion, le dépassement de soi, la joie de la victoire et la résilience face à l'adversité. Il aspire à créer des images qui transcendent le simple cadre sportif pour toucher le cœur et l'esprit de ceux qui les contemplent.

Le dépassement de soi ? Mais oui, mais oui et le dépassement de budget, on en parle  ? Dans 10 ans on paiera encore le déficit de cette méga connerie de compétition.

Alors qu'il se prépare à plonger au cœur de l'action des Jeux Olympiques de Paris 2024, Frozen Piglet sait qu'il devra faire preuve de patience, de persévérance et d'une sensibilité aiguisée pour capturer l'essence même de cet événement historique. Mais c'est avec une détermination inébranlable et une passion ardente pour son métier qu'il se lance dans cette aventure, prêt à immortaliser des moments de grâce et d'émotion qui resteront gravés dans les mémoires pour les générations à venir.

Preuve de patience ? Ça s'est sûr vu que globalement, tous les gens qui sont censé faciliter mon boulot en France, te foutent des bâtons dans les roues à la première occasion pour te faire chier. Je les emmerde tous.

Frozen Piglet,  avec l'aimable collaboration de l'AI de Chat GPT de mon cul

vendredi 2 février 2024

France Travail contre Pôle Emploi


Je suis toujours à l'écoute des opportunités qui se présentent comme disent les diplômés des écoles de commerce bidons. Je reçois donc régulièrement des offres d'emploi comme celles de Linkedin. C'est toujours une source de rigolade et ça me fait passer un bon moment. 

FP

jeudi 1 février 2024

1,14 €



"Il faudrait que nos agriculteurs qui nous nourrisent, puissent vivre dignement de leur beau métier", c'est ce que 
nous assènent les responsables politiques de tous les bords et les chroniqueurs des chaines d'infos à longueur de journée. En attendant c'est la passion de leur métier qui les nourrit et cela ça n'a pas de prix. Ben oui ! Quelle chance ils ont. T'es con ou quoi ??! La passion ça se mange en salade avec une vinaigrette aux échalotes. Cyril Lignac a sûrement fait un bouquin là-dessus.

Nous les photographes, cette chance on la connait bien, on vit bien et on ne peut pas se plaindre. Avec 3 centimes, part photographe, pour une vente de photo aux States, on est large, grâce aux connards de chez Getty. Moi j'en ai 38 ventes à 3 centimes chez Getty dans mon relevé de l'année dernière. Clairement comme les agriculteurs, on nous dépossède de notre travail.

C'est pas à nous que ça arriverait de claquer du bec. Je vais te dire, ça nous motive même à en faire toujours plus de photos. Toujours plus pour engraisser les banques d'images et les intermédiaires qui multiplient les relations incestueuses à travers des accords croisés de distribution. Tout cela pour dire que Getty et ses avatars, je ne les ai pas choisi, on me les a imposé. Dommage j'ai pas de tracteur qui roule au mazout pour leur rouler dessus. Getty et la Grande Distribution c'est même combat. Un gros chèque de bonus pour tout le directoire à la fin de l'année et le mépris 365 jours par an pour les contributeurs qui font l'essentiel du boulot sans lequel ils n'existeraient pas. 

Alors tu veux toujours être photographe (chez Getty) pauvre con ?

Frozen Piglet



lundi 15 janvier 2024

Réarmement




Bonne année, bonne santé et merde au cul pour toute l'année !

Ben si ! On a jusqu'à la fin du mois pour souhaiter ...

Je rentre tout juste d'Amsterdam, une très jolie ville presque aussi dégueulasse que Paris qui reste pourtant largement hors concours. J'ai d'ailleurs produit de très belles images sur ce thème depuis 3 ans et je me délecte à l'avance de ce que je pressens arriver sur les Jeux Olympiques dans la ville lumière qui éclaire le monde.

Quand je pars à l'étranger, même pour quelques jours, je prends au minimum un de mes D5, mon 24/70 et quand je peux, mon 70/200. Cette année, je suis passé par New York, Londres et la capitale de la Hollande, où la météo n'a pas été très favorable, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais je me déplace aussi dans de nombreuses villes de France  régulièrement, comme Avignon, Marseille, Toulouse, Chambéry, Tours, Lyon, Toulon, Bordeaux et beaucoup d'autres. 

C'est toujours l'occasion de produire des images en marge du boulot, sans choisir un angle particulier. Ce sont juste des trucs de stock qui illustrent des points particuliers. Après je les mets en ligne dans des banques d'images qui sont des intermédiaires qui me pompent le sang. Mais c'est la seule manière de valoriser ce type d'images et bon an mal an, ça peut payer un peu le matériel. Aujourd'hui, j'achète souvent des trucs d'occasion comme sur MPB, un site où il est aussi possible de vendre le matos qu'on utilise plus. 

Ce qui est assez contrariant dans les banques d'images, à part les tarifs ridicules et le libre de droits sur de l'éditorial (alors que mes photos sont en droits gérés), c'est le processus de validation qui est mené souvent par des crétins, comme le dernier qui s'est avisé de refuser une photo de plage pour je cite : "scènes de nudité explicite". D'autres prétendent m'indiquer où je dois faire la mise au point alors que j'ai un splendide flou d'arrière plan. Tous ces connards, je mes emmerde et si c'est de l'AI, je les débranche.

Mais sur ma principale banque d'image, je saute cette étape de validation grâce à mon ranking de star de la photo d'illustration. Ouais kestata ? 

Je l'ai déjà dit ici, pour que cette activité dégage un revenu significatif, il faut à mon sens entre 100 000 et 300 000  images en ligne (Moi j'en ai que 35 000 à ce jour) et encore faut-il qu'elles soient parfaitement légendées et indexées impeccablement en anglais. Jouer les artistes au regard enfiévré n'a qu'un temps et gagner sa vie m'a toujours paru impératif. Dans le cas contraire il ne faut pas faire de la photographie un métier. Si on parle de fric, dans ma longue carrière et dans la passé, j'ai eu a surmonter 2 chocs avec des conséquences violentes sur mes revenus :

- Le passage au numérique qui m'a fait régresser du moyen format argentique 6X7 (avec flashs studio et boites à lumières) au format numérique DX puis FX et éclairage fenêtre avec une baisse substantielle de rentrée d'argent et des investissement en matériel conséquents. Ceci accompagné du mythe purulent chez les rétrécis du bulbe selon lequel, avec le numérique, n'importe qui pouvait faire de bonnes photos. Mais quelle connerie ...

- L'autre choc est la création de mon activité de rédacteur grâce à mon statut de photo-journaliste avec carte de presse, sans laquelle j'aurai probablement fini par abandonner mon métier, faute de revenus suffisants. Là très clairement, j'aurai dû le faire bien avant (décide je veux dire ! T'es con ou quoi ?).

Aujourd'hui ma situation s'est relativement stabilisée et les rédactions avec lesquelles je travaille apprécient que je puisse assurer un reportage texte et photos avec un résultat professionnel. En novembre, j'ai gagné 4000€ et 5000€ en salaire net en décembre en cumulant les deux activités. Hein ?? Ça t'en bouche un coin là ! Ah ah ! Encore faut-il considérer que j'ai travaillé comme une bête et que ce résultat est à la hauteur de mon investissement en temps et en compétence. Mais sur l'année entière, les résultats sont moins brillants et c'est bien cela la complexité du statut de journaliste pigiste (qui n'est pas un statut mais un mode de rémunération au  passage). On ne peut jamais se projeter au delà de quelques semaines. C'est cela la vie d'artiste ...

Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ?


Frozen Piglet



 


mardi 14 novembre 2023

Nos plus belles années


Dimanche, j'étais à la manif des Invalides contre l'antisémitisme, comme d'autres photo-journalistes que je connais, mais qui ne savent pas que je les connais. Quand je traite d'un sujet comme celui-là, je ne prends jamais position et je reste à ma place, celle d'un observateur attentif. Souvent les manifestants me parlent, parfois pour me sonder sur mes opinions, mais je reste de marbre. Ce conflit, j'ai grandi avec, même si je ne me suis jamais rendu en Israël ou à Gaza. J'ai séjourné au Liban sud dans un camp de réfugiés palestiniens près de la frontière, mais est-ce qu'on peut parler de réfugiés pour des gens qui sont là depuis plus de 60 ans et qui sont traités comme des citoyens de seconde zone, par le pays qui les accueille. En tout cas, c'est un très bon souvenir de l'époque où je croyais naïvement faire un jour du grand reportage comme Laurent Van der Stockt. Au fait, Plus de trente journalistes ont déjà été tués à Gaza lors des bombardements.

Je compte des amis, des copains, des relations des 2 côtés et malheureusement, je ne vois aucune issue à ce conflit qui s'éternise et qui est reparti pour au moins 20 ans, suite aux évènements qu'on connait.

D'ailleurs, il suffit de regarder une carte de la région pour comprendre instantanément que la solution à deux états, si chère à nos responsables politiques professionnels, est une ineptie absolue à moins d'installer un téléphérique entre la Cisjordanie et Gaza et de rêver les yeux ouverts.

D'autant que de tous temps, les palestiniens ont été instrumentalisés par des puissances étrangères pour tout un tas de raisons. Il ne faut pas oublier non plus que plus d'un israélien sur 4 est arabe (soit près de 2 millions) et que la plupart des immigrants juifs venus en Israël après 1990 viennent de l'ex-Union Soviétique. Un sacré bordel et un challenge à relever dans les années à venir pour un pays tout petit, dont la population ne cesse d'augmenter et de boire de la vodka.

Pour le coup, les réseaux sociaux déversent un flot de merde inouï. Les manipulateurs, les crétins, les illettrés, les débiles et les idéologues de bas étage sont partout. Cela m'a donné l'occasion de voir la vidéo de l'explosion du port de Beyrouth présenté comme un bombardement de Tsahal sur Gaza ou des photos de morts, dont des enfants, tués en Syrie, présentés comme des victimes palestiniennes. Le tout avec des centaines de commentaires ulcérés et farcis de fautes. Mais achetez-vous un cerveau les mecs ! Pourtant la réalité se suffit largement à elle-même sans qu'on ait besoin de rajouter des mensonges éhontés. 

Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ?

Frozen Piglet



 



vendredi 13 octobre 2023

Little Fucker





"Comment est-ce qu'on peut récupérer les photos ?" C'est la seule question que me posent souvent les gens chez qui je réalise mes merveilleux reportages. Les plus pervers passent directement par les rédactions pensant sans doute que les photographes sont des purs esprits qui vivent de l'air du temps, avec lesquels le dialogue est néfaste
. D'autres jouent les vils flatteurs : "Vos photos sont vraiment magnifiques. Comment je peux faire pour les récupérer". A force, au moindre compliment sur mon travail, je sens arriver le coup fourré. 




Payer ??? Mais quelle étrange idée ? La photographie n'est-elle donc pas une passion avant tout ? Et cela ça n'a pas de prix !

Que je réserve le résultat de mon travail à ceux qui me payent ne leur vient même pas à l'idée. 

Des photos, j'en ai filé des milliers à ceux qui ne m'ont rien demandé, mais il y a un truc que je déteste, c'est qu'un type que je ne connais pas et qui ne m'a même pas proposé un café, alors que je me suis levé à 5h00 du mat pour venir dans sa boite pourrie après 4h de TGV (plus un changement avec un TER) parce qu'il nous a donné rendez-vous à 8h45 à l'autre bout de la France, essaye de me la faire à l'envers. Moi je produis du rédactionnel pour un magazine et les problèmes de com externe, interne et de réseaux sociaux des enflures, je m'en bats les steaks. Ceux qui me demandent des photos avec insistance, je leur dit oui et je ne les envoie jamais. 

L'autre engeance, c'est les types qui te disent alors que tu es arrivé il y a 5 minutes après 18 heures de train que : "Si vous voulez des photos, j'en ai fait plein avec mon smartphone et je peux vous les faire passer ...". A ce moment-là le rédacteur me lorgne inquiet, du coin de l'œil en redoutant un léger mouvement d'humeur de ma part (comme-si c'était mon genre  ...). Alors écoutes-moi bien petit enculé, les photos, c'est moi et personne d'autre. Ton I-Phone, tu peux te le carrer dans le fondement. T'as compris ?? Je ne sais pourquoi je m'énerve comme-ça, sans doute parce que je pense à 3-4 connards qui ont téléphoné ou écrit après un de mes reportages, pour me faire virer, ce qui m'est arrivé 3 ou 4 fois. Des nuisibles, des moins que rien, des rase bitumes, des enfoirés. Je les emmerde en individuel et en bloc.

Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ?

Frozen Piglet




lundi 25 septembre 2023

World Record of the year



Je viens de battre 2 records du monde. J'ai vendu depuis le début de l'année 11 fois la même photo (les mecs ont bon goût) sur un de ces sites de fils de pute de micro stock. Les 11 fois sur abonnement du diffuseur avec résultat total de 1,10 Dollar pour moi. L'autre étant la vente d'un photo prise à l'IPHONE sur un site dédié à ce genre de connerie pour 1 cent de revenu. Je me demande quand on sera obligé de filer du pognon en échange de l'utilisation de notre travail (comme les amateurs).

Je travaille avec 2 autres agences. L'une vend mes photo 25 Dollars (part photographe) dans le meilleur des cas. Quand c'est plus, on débouche le Champagne. L'autre ne m'a strictement rien payé depuis le début de l'année alors que je vois les parutions sur le net. Je viens de me taper la ré-indexation et le keywording de 22 000 images pour mieux figurer dans les moteurs de recherche et les algorithmes. Tout cela pour que des types que je ne connais même pas se goinfrent sur mon travail. C'est assez déroutant je dois dire.

Heureusement que je gagne ma vie avec des collabs directes, sinon ça fait longtemps que je ferais un autre truc, comme du business dans les cryptos ou des injections d'acide hyaluronique dans ma baignoire (Oui j'ai une baignoire ! Y a quoi ??). 

Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ?

Frozen Piglet

mercredi 20 septembre 2023

Snobish




Je viens d'apprendre que je ne serai pas invité au Château de Versailles pour le dîner d'Etat. Quelle déception ! Pourtant il y en a des places autour d'une table de plus de 60 mètres de long. Ils auraient pu se serrer un peu les enfoirés. Visiblement, la rencontre des 2 monarques passionne la presse et on va en bouffer pendant toute la semaine. Mais ce ne sera pas les plats dans du sèvres et du baccarat de Yannick Alleno, Anne-Sophie Pic et Pierre Hermé que au passage, j'ai eu l'occasion de photographier tous les 3 individuellement à différentes occasions. 

Je dois dire que je suis un peu sidéré de voir la République foutre tout cet argent par les fenêtres ostensiblement, alors que les français claquent du bec, se restreignent sur tout et que les taxes et les impôts augmentent tous les jours. Et croyez-moi sur parole, en Angleterre, ce n'est pas mieux. "La différence entre vous et nous, c'est que vous vous leur avez coupé la tête ! " me disait jadis un collègue british sur un des mes reportages à Londres. 

Mais qu'ils mangent de la brioche s'ils n'ont pas de pain, ces bouseux, après tout !

La modestie n'est pas la valeur la mieux partagée par les "grands" de ce tout petit monde. Ça c'est clair ... Il faut en foutre plein la vue et surtout que cela se sache.

Ça me rappelle quand je me suis retrouvé dans le bois de Vincennes avec la Garde Républicaine à cheval dans la voiture du chef de l'Etat à 6h30 du matin pour une répétition de défilé du 14 juillet et un reportage. A un moment, je m'y suis cru même s'il n'y avait rien à bouffer. Et les rares fois où je vais à l'Elysée, le protocole vire tous les photographes au moment du cocktail à chaque fois. Pas question pour nous de boire ne serait-ce qu'une coupette non de Dieu !

Alors palsambleu ! Tu veux toujours être photographe pauvre membre de la plèbe de bas étage ?

Frozen Piglet

lundi 4 septembre 2023

Holy Trinity





C'est la rentrée tas de feignasses et ça fait longtemps que j'ai rien écrit sur mon petit blog. A vrai dire, je démarre sur les chapeaux de roues le mois de septembre. Ça fait un bon moment que je n'ai pas eu autant de boulot. Bon c'est pas avec ça que je vais avoir le World Press, mais au point ou j'en suis, je m'en fous. Juste après le COVID, mes plus vieilles collaborations se sont réveillées et j'ai bien progressé l'année dernière et encore plus cette année j'espère. Faut dire que je suis un cador. Moi je suis objectif, on parlera encore de moi dans 100 ans.

Depuis aujourd'hui, j'ai enfin complété ma sainte trinité NIKON. Le 14-24, je le voulais depuis longtemps, mais par pure fainéantise, je ne prenais pas le temps de m'en occuper. J'ai fini par en trouver un "Mint Condition" chez MPB pour 750 euros. Il vient de Hollande et il est comme neuf. Il vient se joindre à mon 24-70 et 70-200 tout en 2,8 avec mes 2 D5. Un kit de base qui permet de faire déjà beaucoup de choses. J'ai aussi un 200-500 qui ne cesse de m'étonner pour le prix, un 24-120 f4, un 60 micro, un 85 1,8 (excellent), un magnifique 85 Zeiss Planar entièrement manuel. J'ai aussi un D4 et un D3s qui tournent comme des horloges en cas de besoin. En fait le matériel, je m'en fous du moment que ça marche. J'ai passé l'âge de frimer avec un truc autour du cou comme un pauvre gland.

A vrai dire, j'ai du mal à comprendre tous ces mecs qui revendent tout et en particulier des valeurs sûres pour acheter des hybrides à la mode. Moi je fais des manifs, j'escalade des trucs et je monte dans des grues. J'ai besoin de matériel solide qui ne se mettra pas en rideau au premier choc. Et là dessus je ne parierai pas sur les nouveaux modèles de NIKON ou CANON. Si un D6 se présente, je l'achèterai aussi. Mais je ne suis pas sût d'aller au delà. On verra bien ... J'aimerai bien aussi trouver un dos numérique pour mon Blad 503 CW, mais ça c'est une autre histoire !

Je suis étonné, Madame Piglet ne s'est pas mise à hurler quand je lui ai dit que j'avais acheté un nouvel objectif ... J'espère qu'elle n'est pas malade.

Seule ombre au tableau le contrat qui me liait à l'entreprise qui était chargée de recouvrer mes droits sur toutes mes photos volées sur internet s'est terminée en eau de boudin. Bon j'ai quand même récupéré près de 7000 euros, mais ce n'est rien par rapport à ce que mes relevés laissait potentiellement supposer, soit près de 20 fois plus !

Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ? 

Frozen Piglet


lundi 24 juillet 2023

Photo de Merde




Parfois des gens m'envoient des photos pour illustrer les merveilleux articles que j'écris sur eux dans un style parfait.  la plupart du temps, c'est des photos de prises avec un smartphone à 400km de chez moi, ce qui explique que je ne les fasse pas moi-même, vu qu'avec ce que je suis payé, je ne pourrais même pas m'acheter un billet de train pour y aller. Être un looser c'est aussi apprendre à travailler avec son téléphone en s'imaginant par la pensée ce sur quoi on est censément supposé écrire 3 feuillets de 1500 signes. Un peu comme les correspondants de guerre qui travaillent le cul posé au bar de l'Hôtel, pendant que les photographe vont se faire trouer le leur, mais avec le Martini dry en moins (avec une olive). 

Cela me permet de vérifier le théorème de IOS-Android selon lequel, même avec un smartphone dernière génération à 1500 balles, une photo de merde reste une photo de merde. Et même re-dimensionnée, extrapolée (car envoyée en basse définition alors que j'ai spécifié HD) et retouchée par mes soins, cela reste toujours une photo de merde. Surtout prise en plein soleil ou à contrejour total sous ex de 8 diaphs. A moins que ce soit sous une rampe de projecteurs qui douchent les gens avec des grosses poches sous les yeux et qui les font ressembler à des figurants de "The Walking Dead". 

Certains de mes sujets font appel à des photographes professionnels plus ou moins qualifiés pour l'occasion, rajoutant une semaine de délai en plus, pour bien me foutre dans la merde à cause du bouclage. Cela me permet de mesurer l'océan qui sépare un cador de la photo comme-moi (Hein ??? Kestata ?), de petits branleurs de province qui viennent d'acheter un hybride avec un bague d'adaptation et un fond de studio bien naze sur Amazon pour faire les mariages.

Quand je reçois ces photos, je les examine à 100% et je regarde les métadonnées pour voir de quel appareil et de quel objectif il s'agit et je ris juste après. Cela me permet également de voir le nom de l'auteur quand la photo est créditée. Souvent je constate que les photographes d'aujourd'hui "shootent" (un terme que je n'emploie jamais) à pleine ouverture juste pour faire du genre, quitte à avoir les boutons de la chemise nette et les yeux flous. Ce qui est clairement une ineptie quand cela devient systématique et qu'on ne dispose pas d'objectifs très hauts de gamme. Mais moi je m'en fous parce que je tape un coup de "encore plus net" dans Photoshop et on en parle plus parce que je n'ai pas que ça à foutre.

9 fois sur 10, le journal me crédite comme l'auteur de la photo alors que j'ai clairement spécifié le nom du photographe à la fin de l'article. Parfois je soupçonne la rédaction de le faire exprès pour me foutre la honte. C'est la vie qui est comme ça. 

Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ? Tu veux pas être journaliste plutôt ? Au moins tu pourras collectionner les clés USB gratuites avec les dossiers de presse dessus et te faire payer des coups !

Frozen Piglet

vendredi 30 juin 2023

Dépôt de Bilan



Les banques d'images, c'était bien avant. Avant que les tarifs s'effondrent et que le mot licence perde tout son sens. Non seulement une photo de professionnel ne vaut plus rien, mais son prix de vente est totalement décorrélé de l'utilisation qui en est faite. Ne parlons même pas de la durée d'utilisation qui devrait amener les "clients" de ces banques d'images à utiliser les photos sur 3 générations au moins et dans toutes les galaxies, dans un fauteuil.

Shutterstock a même institué un système totalement pervers selon lequel, le pourcentage que touche le photographe est calculé en fonction du nombre de ventes réalisées dans l'année. Soit 10% en-dessous de 100 ventes sur 12 mois. Avec chaque premier janvier une remise à zéro des compteurs. Par le jeu des abonnements, le prix atteint sans problème la somme de 0,10 USD. Et pour ce tarif, les "experts" de Shutterstock se donnent le droit de juger ta technique et te dire que selon eux, tu n'as pas fait la mise au point sur le sujet principal. Une autre de leurs lubie consiste à te déclarer que ta photo est une atteinte éhontée à la propriété intellectuelle. Quelle bande de guignols ! Ci-contre un résumé des ventes provenant  d'un collègue et ami, sur un mois et un portfolio de 350 images : 9 ventes au mois de juin pour un montant total de 0,90 USD. Tu sais qu'il faut en chier des centaines de milliers de photos pour se dégager un revenu. Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ?

Frozen Piglet

jeudi 15 juin 2023

Sale Fayot





Voici la réponse de l'AI Chat GPT à la question : "La photographie professionnelle a t-elle un avenir ?"

FP







Oui, le marché de la photographie professionnelle a toujours un avenir. Bien que l'industrie de la photographie ait connu des changements significatifs ces dernières années en raison de l'évolution des technologies numériques, il existe encore de nombreuses opportunités pour les photographes professionnels. Voici quelques points à considérer :

  1. La demande pour des images de qualité : Les entreprises, les publications, les agences de publicité, les médias et de nombreux autres secteurs ont toujours besoin de photographies de haute qualité pour leurs besoins de communication, de marketing et de promotion. Les photographes professionnels sont en mesure de répondre à cette demande en offrant leur expertise, leur créativité et leur capacité à capturer des images uniques.

  2. La spécialisation : Les photographes professionnels peuvent se spécialiser dans différents domaines tels que la photographie de mariage, la photographie de mode, la photographie de produits, la photographie d'événements, la photographie architecturale, la photographie culinaire, la photographie de voyage, etc. En se spécialisant, ils peuvent se différencier sur le marché et répondre aux besoins spécifiques des clients dans ces domaines.

  3. La créativité et le style personnel : Les photographes professionnels ont la possibilité de développer leur propre style et leur propre vision artistique, ce qui peut les démarquer des amateurs ou des concurrents. Les clients recherchent souvent des photographes avec une esthétique distinctive qui correspond à leurs besoins et à leur identité.

  4. La valeur de l'expertise technique : La photographie professionnelle ne se résume pas seulement à appuyer sur un bouton. Les photographes doivent maîtriser des compétences techniques telles que la composition, l'éclairage, la retouche d'images, la gestion des couleurs, etc. Leur expertise technique leur permet de produire des images de haute qualité et de résoudre des problèmes liés à la prise de vue dans différentes conditions.

  5. Les nouvelles opportunités : Bien que l'industrie de la photographie ait été impactée par la montée de la photographie amateur et des banques d'images en ligne, de nouvelles opportunités ont émergé. Par exemple, la demande croissante de contenu visuel pour les plateformes en ligne, les réseaux sociaux, les blogs et les sites web a créé de nouveaux besoins pour les photographes professionnels.

Cependant, il est important de noter que l'industrie de la photographie est très compétitive et en constante évolution. Les photographes professionnels doivent continuer à développer leurs compétences, à se tenir au courant des tendances et des technologies émergentes, à promouvoir leurs services de manière efficace et à s'adapter aux besoins changeants du marché.

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