Dans le métier de photo journaliste, il y a des questions récurrentes, mis à part : est-ce que je vais avoir un montant suffisant de piges cette année pour encore avoir avoir ma carte de presse ?
Pigiste dans la presse, ce n’est pas un statut, c’est tout juste une catégorie de salariés un peu particulière, pas comme certains intermittents du spectacle qui se foutent au chômage dés qu’ils ont leur quota d’heures pour travailler au black en touchant des indemnités en même temps. Mais non je ne l’ai pas dit …
Bien entendu, en tant que « collaborateur extérieur » même payé en salaire, nous sommes considérés à part de tous les autres salariés mensualisés qui n’envisagent en aucun cas que l’on puisse avoir les mêmes droits qu’eux, y compris ceux qui se rattachent à la Convention Collective des Journalistes et qui devrait s’appliquer à tous. Et je parle pas des chèques cadeaux de fin d’année !
De l’autre côté, les employeurs piétinent allègrement la profession quand il s’agit de nous, sous les applaudissements. On est bien gentils, mais on les fait un peu chier quand même avec nos petits problèmes de clochards. Un collègue me disait souvent que « nous avons perdu la guerre le jour où nous avons été sortis des rédactions et que depuis nous grattons à la porte » … Il avait parfaitement raison.
La plupart du temps, pas de congés payés, pas de 13ème mois, pas de prime d’ancienneté pour nous. Toutes choses qui sont pourtant des obligations légales se rattachant à l’emploi d’un détenteur de la carte de presse et à l’application de la Convention Collective de la Presse. Par contre, les éditeurs de presse veulent bien toucher les aides financières de l’état qui se rattachent à ce secteur.
Pour contourner cela, les entreprises de presse font semblant d’ignorer le Code du Travail et les dispositions qui se rattachent au métier de journaliste. C’est comme cela que nous avons vu débarquer des mecs avec des statuts exotiques d’auteur, d’artiste ou même d’auto entrepreneur … Essentiellement des jeunes rêveurs et des débutants dans le métier qui finiront rapidement par abandonner. L’autre engeance étant les mecs qui arrosent la terre entière avec leurs photos de merde gratuites vu qu’ils n’ont rien d’autre à foutre dans la vie. Tant que c’est papa maman qui payent le loyer, le matos et le McDo on peut toujours rêver.
Néanmoins, comme ils sont légions, les employeurs se servent de ce biais pour maintenir sous pression les professionnels comme-moi au niveau des tarifs. Résultat, je gagne 25 à 30% de moins qu’il y a 15 ans, alors que je produis des reportages articles et photos complets et que le coût de l’équipement a explosé.
Rien ne pourra finalement résister à ce rouleau compresseur qui finira par tuer notre métier. Pour ne rien arranger, nous vivons les dernières années des entreprises de la presse écrite sur support papier. Ça me parait tellement évident.
Alors tu veux toujours être photographe pauvre con ?
Frozen Piglet
1 commentaire:
Non merci je vne eux pas être photographe pro , je suis fonctionnaire et amateur éclairé et je me contente de faire des photos pour quelques associations de façon bénévole ( flashs Godox (ad600 , V1 ... ) canon r5 et fuji gfx 100s II ;et instaxs pour les souvenirs -;-) ) . Je suis votre blog ( déprimant mais réaliste ) depuis des années , je pense que vous allez au moins avoir une forme de vengeance avec l'IA . Toutes les personnes qui vous ont cassé les c .. vont apprécier ,je suis sûr l,e tsunami de l'IA .. Bon courage ...
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